La petite série supplémentaire en rohacell terminée
ils sont parfaits, bien centrés et surface nickel, j'ai hâte de les essayer en conditions difficiles
Suite à un petit entrainement ce we, avec beaucoup de brèmes mais également des ablettes perturbatrices, je refais un modèle en poire longue, pas trop léger mais très efficace sur des touches en relevé.
Qui dit flotteur long dit balsa, la mousse serait trop fragile.
Je vise 0.5g, antenne plastique et quille acier

je pars de toron de balsa 4mm, le centrage est primordial, donc je réalise le tout avec un petit tour.Une fois l'antenne parfaitement centrée et collée, le centrage de la quille est facile.
sechage avant tournage...
J'ai fini mes trois séries de flotteurs canal en mousse polyuréthane, j'ai progressivement diminué la longueur et la portance pour finir avec des modèles de 0.4g
Pour continuer dans la même veine, je descends encore de grammage avec un modèle en rohacell cette fois ci, toujours antenne plastique 0.8 et quille acier 0.5mm
Ce qui est formidable avec le rohacell, c'est que le flotteur est presque parfait juste après l'usinage, surface très lisse, il manque juste l’œillet et on peu presque directement pêcher avec sans autre ponçage.
Voila le modèle précédent un peu plus avancé, presque fini
Usinage à la main, l'objectif était 0.5g, il y a quelques 0.4g et un 0.6g, j'essaye de la nouvelle corde a piano inox pour les œillets, 0.15, 0.18 mm
Photo prise juste avant le dernier vernissage final

Je démarre presque toujours deux séries en même temps, celle ci avec des antennes creuses, pour une plus grande portance et une meilleure visibilité. Ces modèles sont très faciles à faire, puisque la corde a piano est traversante, il faut juste trouver des antennes qui s'adaptent parfaitement à une quille de 0.5mm
Photo prise juste après l’usinage et le premier vernissage, même objectif de portance, corps un peu plus gros puisque la quille est plus longue.
Après un séjour en Irlande décevant au niveau pêche, je me remet à l'ouvrage pour une série de flotteurs.
Préparation des championnats, en canal cette année, je me lance dans la fabrication de flotteurs spécifiques: sensibilité et visibilité.

Matériaux classiques: antenne plastique 0.8mm, mousse polyuréthane et quille métal inox 0.5mm
Première étape, perçage des torons de mousse. J'utilise un foret étagé de ma fabrication , 0.8 en haut et 0.5 en bas, donc centrage parfait pour l'antenne et la quille
les torons sont assez longs, 35mm

Voila les proto flotteurs collés , séchage avant usinage
Dernière partie de ce bricolage leurre : équilibrage puis déco
Je découpe une bavette dans du plexiglas assez épais que je positionne dans l'axe du leurre. La bavette doit être assez solide , c'est elle qui tape la première sur le fond ou les cailloux. Ensuite essai de nage , il faut rectifier légèrement la position de la bavette pour une nage en ligne droite, le truc c'est décaler la bavette du coté ou le leurre vient, puis collage définitif
C'est l'étape finale, la décoration. Je ne suis pas équipé d'un aérographe donc c'est peinture à la main et decalco. Mon fond est un papier aluminium pour les toitures qui donne la base argentée. Ensuite je colle dessus des autocollants irisés, blancs ou rouges et je peint la tète en rouge ou bleu.
Enfin ne jamais oublier le "signal œil"👀
Voila les leurres terminés, je note le poids et la flottabilité, puis deux ou trois couches de "verre liquide" qui vont rendre le leurre extrêmement solide. Il n'y a plus qu'a les essayer au paradis du brochet ...
Je ne pêche pas que le brochet en Irlande, je fais quelques petites séances de feeder.J'ai préparé également quelques cages maison . Dans des eaux sauvages il est fréquent de laisser un peu de matériel au fond, ces feeder maison ne me couteront pas grand chose, je détaillerai leur construction plus tard
La suite: une fois les pièces en bois préparées, je passe à l'armature en acier et au lest, il faut allier résistance et flottabilité : lors d'une attaque ,pendant le combat, lors des accrochages , le leurre est soumis a rude épreuve, il faut qu'il survive à une saison de pêche du brochet et a une éventuelle grosse prise.
C'est une phase cruciale pour l’équilibrage, il sera difficile de rectifier ensuite si le leurre est trop lourd. ou trop léger.
Lorsque tout est bien agencé, je colle les deux coquilles a l'araldite et je laisse sécher une journée avec de gros serre-joints.
Même chose pour la partie arrière, la charnière doit être solide mais bien fonctionner pour une nage correcte.
Une fois l'ensemble aligné et bien collé, je passe a la découpe de la forme générale avec une scie a onglet. L'encoche pour la bavette est très importante, pour le réglage de la nage , la bavette doit pouvoir bouger un peu en forçant.
Ensuite, phase de ponçage a la main, le leurre prends sa forme définitive. Premier trempage dans du bouche pore avant les premiers essais d'équilibrage.
Mon traditionnel périple vers l'Irlande approche, je prépare donc quelques poissons nageurs articulés pour pêcher le brochet.
Je fais ces leurres depuis des années et j’éprouve la même satisfaction a prendre un brochet avec mes leurres maisons , qu'une bourriche de gardons avec mes flotteurs
Première étape, conception et dessin , je pars sur un leurre un peu plus court que les autres fois, et un peu plus haut, j'essaye de reproduire un modèle qui frétillait bien .Comme la méthode de fabrication est un peu approximative, je lance 4 leurres identiques avec de petites variantes pour voir l'effet sur la nage et le comportement final. je récupère une vieille photo du leurre que j'ai perdu depuis et je refais la conception avec mon logiciel de dessin de leurre
Le matériaux de base est une plinthe en bois léger, sur laquelle je commence par dessiner les lignes directrices, je fais 4 leurres il y a donc 8 faces à dessiner, soit 16 morceaux
Le poisson nageur est articulé , il faut donc prévoir l'armature interne en acier, ainsi que le logement pour la bavette en plastique ,tout ces éléments sont a prendre en compte pour calculer la flottabilité du leurre, ici je fais en sorte d'avoir un leurre coulant légèrement ou flottant en modifiant légèrement la taille du lest.
Il faut que le leurre nage bien, donc le corps devra contenir un lest et une bulle d'air pour assurer la flottabilité voulue et la stabilité de la nage. J'usine une cavité interne avec une petite fraiseuse
Voilà les 16 pièces , bien repérées avant l'usinage des encoches qui vont recevoir l'armature en acier et le lest