Retour sur la
série de flotteurs pour "aveugles" (comme ils se nomment ;-) ). Les premiers
flotteurs étaient en balsa, cette fois ci ce sont des mousses polyuréthane, fait à
partir d'une moulure de plafond.
Le premier modèle est classique avec un œillet, forme boule allongée, quille carbone et antenne bien visible en 1.2mm, ils font entre 0.8 et 1g
L'autre modèle est plus élaboré, ce sont des fils intérieurs, le fil passe à travers un tube parallèle à la quille/antenne. Ce tube n'est pas très facile à trouver à cause de son diamètre très fin, l'extérieur fait 1mm.
J'ai débuté avec des tubes en carbone qui sont parfaits mais assez chers, j'essaye maintenant d'autres options plus économiques avec des tubes en pvc ou en téflon. Le téflon est parfait pour la glisse du nylon mais est difficile à coller, même avec des colles puissantes
Cette conception est très pratique, on peu faire des formes très rondes ou anguleuses Le fil et le flotteur ne seront pas abimés lorsqu'on change de fond. Je laisse quand même un œillet classique au dessus du tube mais je pense qu'il ne sert pas à grand chose.
Il faut faire attention avec le plombage de ce genre de flotteur , le tube intérieur est initialement rempli d'air et il faut bien s'assurer que la bulle d'air est évacuée lors de la réalisation de la plombée pour avoir un ajustement parfait.
Je reviendrai dans le détail sur le fabrication de ces derniers modèles, j'en profiterai pour vous montrer mon prototype de "tour à flotteur", pour l'instant très simple, j'envisage de le coupler avec des moteurs pas à pas pour fabriquer un petit tour numérique, mais j'en suis encore loin. Il me sert aujourd'hui à dégrossir les flotteurs
Je profite de la question d'un internaute sur un forum de pèche au coup pour vous présenter ma méthode de fabrication de waggler droit pour la pêche à l'anglaise.Ces wagglers sont très simple à réaliser et vous allez vite remplir vos boites avec des modèles de grammages différents.
Les constituants du waggler sont simples:
- Une plume de paon, redressée, que l'on trouve aisément sur "eba.." ou "le bon co...", j'en avais acheté un fagot il y a quelques temps à un prix raisonnable. On peut aussi trouver des plumes brutes et les ébarber soi-même
- Du plomb, j'utilise depuis des années des feuilles de plomb en rouleau pour la couverture des toits, on trouve cela dans les magasins de bricolage, c'est assez cher mais l’investissement dure très longtemps
- Un émerillon baril et un morceau de corde à piano inox 5/10ème
Avant de commencer, vérifiez que votre plume de paon va être suffisamment porteuse pour le grammage de waggler que vous avez choisi, c'est dommage de fabriquer le flotteur pour s'apercevoir qu'il coule une fois fini, il existe pas mal de variétés, diamètres de plume de paon, il faut adapter cette plume au waggler que vous voulez créer.
Une autre contrainte concerne la boite dans laquelle on va ranger le flotteur, pour moi ; la longueur totale ne doit pas excéder 50 cm.
Commençons par la conception du flotteur, pour une pêche en waggler fixe, il faut un flotteur pré-plombé avec quelques plombs résiduels sur la ligne, si on veux par exemple un flotteur de 5g, on va pré-plomber à 4g et garder 1g sur la ligne
Ma principale astuce pour ce bricolage se trouve dans la conception du lest du flotteur,
Je commence par découper une petite feuille de plomb qui pèse le futur grammage du pré plombage, ici 4g. Avec une petite balance et une règle de trois, je découpe un rectangle de plomb de 4g , pour moi 1.5cm X 4 cm
je pince un des anneaux de l’émerillon baril, sans le casser et je fabrique une torsade avec la corde a piano que j'ai inséré dans l’œillet écrasé
Je commence à enrouler la feuille de plomb autour de la corde à piano, de façon à créer un tube de plomb armé, avec l’émerillon qui dépasse un peu au bout. Lorsque le rouleau est à peu prés réalisé, je fait rouler le tout avec une lime sur un billot de bois pour égaliser le diamètre et faire un effet de surface rugueux
Je prépare l'extrémité de la plume de paon en l’évidant à l'aide d'une perceuse et d'un petit foret, c'est une opération délicate, il faut faire attention à ne pas abimer la coque de la plume, c'est aussi assez salissant, la moelle de plume vole partout.
Vous avez compris : le but est d’insérer le tube de plomb dans la plume de paon, ce qui va solidariser et solidifier l'ensemble.
Une fois que la plume est bien nettoyée , je colle les deux parties avec une généreuse dose d’époxy. l'insert doit rentrer complètement à l'intérieur de la plume, ce qui va protéger le plomb lors des lancer répétés.
Si la partie basse de la plume est abimée , je la renforce quelquefois avec une ligature
La suite de la fabrication est assez simple, après un vernissage complet, je coupe l’excédent de plume après avoir essayé le flotteur avec le lest supplémentaire dans un tube d'eau.
Je colle ensuite une antenne plastique, soit en l'insérant directement dans la plume de paon, soit en utilisant un insert en carbone de 1mm de diamètre. On peut également insérer un tube en silicone ou un insert plastique spécial pour avoir une antenne interchangeable.
Une petite couche de peinture noire en haut et en bas du flotteur, une inscription du grammage et voila une belle série de wagglers, solides et faciles à faire
Je reviens avec la fabrication de flotteurs, d'abord une série classique et très facile à réaliser, ogive de 0.6 a 0.8g, quille carbone de 0.6mm et antenne de 0.8mm plastique. J'en ai fait une bonne série pour remplir un casier.
La technique est toujours la même, perçage d'un cube de mousse avec foret à deux "étages" , collage de l'antenne et de la quille, puis usinage
La seconde série est plus personnalisée et un peu plus délicate , destinée à quelqu'un qui a des problèmes de vue. J'ai choisi cette fois ci le balsa pour des flotteurs plus longs, avec un grammage plus important. Pour centrer la quille et l'antenne j'utilise simplement une perceuse. Je repère et je marque le centre avec un criterium 0.5mm, la mine entre légèrement dans le balsa et fait une empreinte conique . je fini le trou avec un foret du diamètre adapté, ici 1.2mm pour l'antenne. je retourne le toron de balsa et rebelotte pour la quille, ici en carbone 0.6mm.
Cette méthode est un peu plus hasardeuse que le perçage précédent, le centrage est moins bon, mais avec un peu d’expérience on arrive à s'en sortir. Pour des flotteurs longs (>40mm) : il est impossible d'utiliser des forets ou de la corde à piano, trop flexible.
Je vous propose un petit tuto de fabrication de poisson nageur articulé. La forme générale est un leurre plat, un "flat-side".
Les
éléments sont relativement simple à trouver, lattes en bois tendre,
corde à piano inox (1mm diamètre), plaque de plexiglas (> 2mm épaisseur) , feuille de plomb pour toiture, vous trouverez tout chez le magasin de bricolage le plus proche.
La construction proposée utilise quelques petites machines outils, mais je pense qu'on peut commencer avec une simple drem...
La
première étape consiste à faire un plan, pour avoir une idée grossière
du poids et de la flottabilité de l'ensemble, je me suis fait un petit
logiciel qui fait cela, le même que pour les flotteurs. L'équilibre général est calculé a partir des densité des différents matériaux et de leur volume, c'est un calcul un peu approximatif mais qui permet de ne pas se tromper complètement.
l'objectif ici est de faire un poisson nageur légèrement flottant qui va couler au ramené
On
part ensuite de deux morceaux de latte de même taille, ici 37mm x
100mm, le plan est dessiné sur le bois et la partie centrale est évidée
pour recevoir le lest: des petits morceaux de feuille de plomb et une
"bulle d'air" qui va permettre d'augmenter la flottabilité et la
stabilité du leurre

Les
morceaux d'armature sont découpés et cintrés , il prennent place dans
des rainures faites dans les lattes, le lest est collé à sa place et les
armatures sont positionnées pour vérifier que tout est correct et que
les deux faces du leurre s’emboîtent correctement

il ne reste plus qu'a passer une bonne couche d'araldite (mais pas trop) et de presser le sandwich pendant une nuit.
La
forme extérieure est dessinée sur le leurre brut et découpée pour
obtenir la forme finale. Une bavette en plexiglas est insérée à l'avant
pour faire "nager" le leurre. Cette bavette n'est pas collée tout de
suite, parce qu'elle va devoir être ajustée précisément pour que la nage
soit parfaite, et que le leurre vienne "droit".
Après pas mal de ponçage, et avec des hameçons , on obtient quelque chose qui commence à ressembler à un poisson nageur
il vaut mieux éviter de se lancer dans la décoration tout de suite. En fait le plus important, c'est que ce leurre nage correctement dans les profondeurs choisies à l'avance. Il est souvent nécessaire de retoucher la position de la bavette, voire de rajouter ou enlever du lest : il est donc préférable de faire toutes ces opérations avec un leurre brut et de le décorer ensuite, cette dernière opération ne changeant que rarement le comportement dans l'eau.
Le tuning de la nage n'est pas facile, il y a pas mal de paramètres:
- taille, inclinaison et forme de la bavette
- taille de la partie arrière du leurre
- forme générale du leurre
On peut jouer sur ces paramètres pour faire frétiller le leurre ou le faire nager nonchalamment, le seul point commun de réglage est de faire nager le leurre de façon rectiligne lorsqu'on le ramène : il suffit de tourner légèrement la bavette du coté de la nage pour qu'il nage dans l'autre sens :
- si le leurre vient par la droite, tourner légèrement la bavette à droite
- si le leurre vient par la gauche, tourner légèrement la bavette à gauche
Une fois l’équilibre trouvé, je colle fortement la bavette au corps du leurre avec de l’époxy
Passons maintenant au décor. Il y a des multitudes de façons de décorer un leurre : de la peinture, à la sculpture, avec des décors réalistes qui imitent le poisson, ou des couleurs flashy qui déclenchent l'agressivité
Pour ma part, j'aime bien faire des "red-head" ou têtes rouges, avec des flancs argentés, je trouve que c'est prenant mais c'est une affaire de goût
J'utilise des bandes d'autocollant fléchissant simple ou irisé pour les flancs , on trouve ce film un peu partout, magasin de brico, internet, emballage divers.
Je n'oublie jamais, le "signal oeil", je ne sais pas si ça sert vraiment a quelque chose, enfin ca donne une âme au leurre, qui ressemble un peu a un vrai poisson.
Ensuite vient la phase de vernissage, la encore pas mal de possibilités. Le leurre doit résister a des lancers répétés et aux dents acérées des carnassiers, il faut du costaud.
On peut utiliser plusieurs couches de vernis a parquet, ou mieux du "verre liquide" qui sert a vitrifier les tables de bar. Ce vernis est très solide et très épais, il équivaut a 5 ou 6 couches de vernis traditionnel, il est également composé d'un diluant très agressif et il faut faire attention qu'il n'attaque pas la peinture ou la couleur du revêtement.
Pour avoir une répartition bien homogène du vernis, j'ai bricolé une machine de séchage tournante, j'ai pris un moteur de boule a facette qui tourne très doucement, on peu prendre aussi un moteur de micro-onde, ça marche aussi. Le but est d'avoir une rotation lente puisque le vernis va sécher pendant au moins 12h. Il ne faut jamais négliger cette phase, un bon vernissage avec des bonnes conditions de température et d'humidité vont donner une couche solide et transparente, gage de longévité du leurre.
Voila c'est quasiment terminé, on peu remettre encore une ou deux couches de vernis pour finir de solidifier . On note le grammage, deux hameçons de qualité et il n'y a plus qu'a aller tenter "maître Esox"
Maintenant il n'y a plus qu'a faire fonctionner votre inventivité au niveau des formes et des couleurs, prendre un poisson avec un leurre qu'on a fabriqué soit même c'est super...

On va changer un peu de sujet et de pêche, je suis également un pêcheur à l'anglaise et je fabrique mes flotteurs pour cette pêche.
je ferai un article plus tard sur la fabrication de waggler pour pêcher en fixe, mais j'essaye aujourd'hui un autre type: le flotteur coulissant.
J'ai déjà fait un certain nombre de flotteurs avec des matériaux classiques, balsa et plume de paon mais je voudrais essayer cette fois une nouvelle technique avec d'autres constituants. Une grande marque qui fabrique généralement des stations, a un modèle similaire a ce que je veux faire, tige en carbone creux et gélule assez ronde, pour moi ce sera de la mousse polyuréthane.
Ces flotteurs doivent être assez peu pré-plombés pour bien coulisser, je vais donc utiliser une tige de laiton de 2.5mm comme lest et embase. J'ai trouvé récemment dans un magasin de modélisme du tube carbone de 2mm de diamètre extérieur, enfin je vais utiliser une antenne creuse qui va s’emboîter parfaitement sur la tige en carbone.
La pêche au coulissant est assez difficile à maîtriser et donne lieu à de nombreux emmelages, je vais donc essayer de faire un flotteur, très "lisse" avec un minimum d'aspérité.
je commence par la tige du flotteur, je vais solidariser la tige en laiton et le carbone à l'aide d'un insert en corde a piano pour solidifier la quille. j'ai percé la tige de laiton au diamètre de l'insert (1mm) , diamètre interne du tube carbone.
Je commence par coller l'ensemble, les deux parties doivent être assez bien alignées, puisque je vais tourner le bulbe du flotteur directement à partir de cet axe.
Passons au corps du flotteur, je découpe un cube de mousse polyuréthane, peu dense. je voudrais que mes flotteurs portent 8-10g en plus de l'insert en laiton. Je perce le cube au centre puis je colle a l'époxy sur la tige
Après séchage, je tourne les bulbes avec une perceuse de modélisme, je mesure régulièrement la portance pour rectifier et obtenir 8g en final.

Cette mousse est très peu dense, donc très porteuse mais fragile, il va falloir soigner la finition pour solidifier le bulbe. je passe donc une première couche de gesso, ceci va lisser la surface et commencer à renforcer la surface du flotteur. Je passe ensuite deux couches de peinture noire à portail
Voila le résultat final après inscription de la portance et collage de l'antenne creuse
Ce début d'année est propice dans notre région aux pèches fines et aux poissons difficiles. Pour préparer un peu le terrain je me lance dans une série de flotteurs "tout métal" qui sont en final les flotteurs les plus simples à réaliser.
Ces flotteurs seront donc dotés d'une antenne et d'une quille en corde à piano redressée de 0.5mm, et fabriqué en mousse pour garder une portance correcte malgré le poids de la corde à piano.
Il y a pas mal de mousses différentes pour faire des flotteurs: polystyrène Haute densité, polyuréthane, Styrodur, Rohacell et plein d'autres. Chacune de ces mousses est déclinée avec des densités différentes, disons de 30kg/m3 à plus de 100kg/m3.
Chaque mousse est également différente quant à la réaction aux colles et vernis. Il faut bien vérifier la compatibilité avant de se lancer.
Le dernier paramètre est la facilité à les obtenir en bonne quantité, et donc leur prix.
Un bon compromis est la mousse polyuréthane : facile à se procurer, facile à usiner avec une bonne résistance aux colles et vernis.
Cette mousse compose généralement les fausses poutres et les moulures de plafond, il est donc assez facile de s'en procurer dans les magasins de bricolage, le seul défaut concerne l'epaisseur potentielle qui est rarement au dessus de 20mm .
Le prix d'une poutre de plafond peut paraître élevé (> 50€) mais il permet de fabriquer des centaines de flotteurs.
La première étape concerne le découpage de blocs qui vont constituer les corps des flotteurs, je voudrais faire des flotteurs "gardons" de 0.6, à 0.8g de portance final. Les blocs vont faire environ 1 cm de coté sur 30mm de long.
Il faut ensuite percer les blocs à peu près au centre, ici antenne et quille sont d'un seul tenant en acier, donc il suffit de percer simplement avec une tige du même diamètre
Je colle les blocs sur les tiges en acier avec de l’époxy bi-composant rapide, de façon a laisser une antenne de 40mm de long
Une fois sec, on passe à l'usinage, j'utilise sur la mousse une lame de cutter comme outil de dégrossissage,puis différents papiers de verre, jusqu'au 1000 pour la passe finale.
Pour être sûr que le flotteur sera bien étanche et pour commencer à renforcer la surface du flotteur, je passe une première couche de bouche pore à bois, puis une couche de peinture noire à portail, ces deux couches vont solidifier le flotteur avant un ponçage final au papier de verre très fin.
Vient ensuite la pose de l’œillet en corde à piano 2/10 ème et l'étalonnage dans un tube d'eau, je note la portance avec de l'encre de chine blanche,
ici les flotteurs font environ 0.7g
On passe enfin à la finition: 3 ou quatre couches de peinture blanche mate sur l'antenne avant une ou deux couche de peinture fluo rouge ou jaune.
Vernissage final avec un vernis polyuréthane qui va encore renforcer l'ensemble et terminer le flotteur.
Je suis en train de finir une "commande" de flotteurs bolognaise. Je détaillerai plus tard la fabrication puisqu'il m'en reste quelques un à faire, mais voila le résultat
Ceux-ci font 6g , ils sont en mousse polyuréthane, ils sont coulissants avec un passant parallèle, antenne plastique 2.5mm et quille carbone 1mm.