jeudi 28 avril 2016

En ce moment je fait dans les extrêmes, après les bolo de 8 à 10g , voila une série de tout petits flotteurs. 

J'en avait déjà réalisé une série l'année dernière qui avait bien marché. Ces flotteurs sont en rohacell, quille carbone 0.6 et antenne plastique 0.8, je visais 0.2g mais au final les flotteurs sont plus proches de 0.3g.
 

jeudi 21 avril 2016

Comme je me suis récemment pris une "grosse branlée" par un collègue qui pêchait à la bolognaise, je me remet à fabriquer quelques flotteurs coulissants pour cette pêche

Pour consolider la construction, je vais utiliser la même méthode que pour les petits flotteurs en faisant passer la quille complètement à travers le flotteur. Je vais également percer les antennes de 2.5mm pour les fixer sur la quille. Enfin je vais essayer un nouveau tube comme passant latéral, tube que j'ai acheté chez un magasin de modélisme local.


Je commence par percer une cube de mousse polyuréthane, j'utilise un foret étagé. Dans ce cas je privilégie le diamètre 1mm pour la quille et 2mm pour le passant latéral

Je réalise les deux trous environ à 3mm de distance pour me laisser la place pour un oeillet de guidage acier.








 
Je colle ensuite la quille en carbone 1mm dans le trou central , en la laissant dépasser d'environ 1cm pour réaliser le tournage


 








Je préperce des antennes plastique de 2.5 mm avec un foret de 1mm. Je pourrais utiliser directement  des antennes creuses de commerce, mais je voudrais pêcher jusqu’à 30m et je pense que mes antennes de 2.5 mm seront plus visibles  à cette distance












J'usine une forme classique d'ogive,puisque la fibre de carbone traverse le corps du flotteur, le tournage est très facile, tout est bien aligné. 
Je vérifie régulièrement la portance, il est facile avec cette mousse peu dense de se rater au niveau du grammage, je veux ici avoir entre 8 et 10g

Une fois l'usinage réalisé, je passe deux bonnes couches de bouche pore et une couche de peinture a portail noire, ce qui donnera un etat de surface correct

 je fais attention de garder le trou pour le passant latéral bien propre.

Une fois que le flotteur est un peu plus solide, je fixe ce passant, qui est ici un tube de pvc de 2mm, il est blanc , ce qui facilitera le passage du fil en condition de pêche.

Après une première couche de vernis, je réalise une passe d'usinage de finition qui permet d'avoir une surface nickel, je passe ensuite deux autres couches de vernis, le flotteur bolo doit résister à des lancer répétés.

La finition : je colle l'antenne sur la partie émergente de la quille, puis je réalise deux œillets ; celui du haut , dans le prolongement du passant latéral, pour protéger du choc avec la perle qui va bloquer le coulissement, et  celui du bas en décalant le trou de quelques millimètres de la quille








 Voila deux flotteurs bolo coulissants, bien solides que j'ai hâte d'essayer bientôt
 
 










mardi 12 avril 2016

A la suite d'une partie de pêche a l'anglaise au flotteur coulissant, je voulais améliorer mes flotteur au niveau de l'embase en laiton.

Pour la relier à la ligne, j'utilise  une tétine simple dont j'écrase un peu l’œillet , mais je pense à une autre solution, directement bricolée sur le flotteur.

Pour fabriquer l'embase j'utilise une tige en laiton de 4mm de diamètre et je vais y insérer un émerillon qui va remplacer la tétine en silicone. 

 

Je commence par percer cette tige avec un foret de 1mm, ce n'est pas très simple, il faut y aller doucement, surtout avec des moyens rudimentaires, juste une perceuse
 
 La tige fait 50mm et je fore sur 25 mm de chaque coté pour aboutir a un tube épais et résistant. 

On pourrait utiliser directement un tube en laiton, mais généralement ceux-ci sont fins et mon embase en laiton fait aussi office de lest.





 
Je reperce d'un coté avec le diamètre du corps de l’émerillon, ici 2 mm pour que celui-ci s'insère parfaitement dans le tube. Comme de l'autre coté, il va falloir poser le guide du tube carbone, je réalise une saignée au milieu de la tige pour bloquer l’émerillon.



 
Je réalise une attache en corde a piano inox, de cette façon l’émerillon est solidement tenu  et l'ensemble est relativement propre

L'encoche sera noyée dans la colle et invisible dans le corps du flotteur






 

Je bourre le tout d'araldite avant de placer tous les éléments






 




 Tous est en place je vais finir en enroulant un peu de corde a piano autour de la tige pour finir par un ensemble très solide








 
La suite est classique, ajout du corps en mousse polyuréthane et tournage. 
J'ai fait différents grammages en insérant un peu de plomb dans le corps du flotteur
 
Voila le résultat:












Il ne reste plus qu'a essayer au bord de l'eau, et puis si ça ne marche pas bien, il reste la possibilité d'utiliser une tétine habituelle avec le même flotteur.














Un post un peu fourre-tout aujourd'hui, d'abord la suite du précédent avec des flotteurs ultra sensibles et à fil intérieur.
J'ai acheté il y a peu de la gaine sur eb... qui est visiblement fabriquée avec une imprimante 3D, celle que je vais utiliser est toute fine : extérieur 7/10 mm et trou en 2/10mm, il faut presque une loupe pour passer le fil dans le trou.

 

J'ai gardé la forme de poire que j'affectionne en ce début d'année, avec la partie effilée, la distance entre l'axe principal et le passant est déterminante.J'ai fait plusieurs essais pour cette petite série, il semble que 2mm soit la distance idéale.Il faut laisser suffisamment de matière pour loger l’œillet et que celui ci soit bien dans le prolongement du passant latéral 
 














En final, ça fonctionne pas mal en cours de pèche, le passant est si fin que la bulle d'air intérieure n'a pas d'influence sur la stabilité et le changement de fond est facilité, on tord moins facilement la quille qui est en 0.4mm. Par contre, Il faut beaucoup plus de temps et de minutie pour fabriquer ce modèle: on a rien sans rien

Dans la foulée, je me suis mis sur un modèle plus simple, tout métal en corde à piano 0.5mm.





 la quille, un peu plus grosse devrait éviter de se tordre lors des changements de fond. Ils portent un peu plus que les modèles précédents, 0.4g












 Je vais essayer ce modèle ce we sur des pèches difficiles en raison du frai qui commence dans notre région














 

mardi 29 mars 2016

De retour pour un nouveau modèle de flotteur, je suis en train de réaliser un monte hameçons "maison" inspiré des modèles du commerce. Ce brico est assez complexe et me donne un peu de fil à retordre pour l'instant, je me remet donc sur une petite série de flotteur qui sont eux aussi assez délicats à réaliser, mais que j'apprécie beaucoup en ce début de saison.

Ce modèle m'a été inspiré d'une "commande" de modèle "tout métal" ultra sensibles, je les ai modifié quelque peu en utilisant des antennes creuses de petits diamètre, on obtient ainsi des flotteurs très sensibles, mais visibles et stables avec l'antenne creuse.

La base est une quille inox traversante de 4/10 de mm, pour obtenir des flotteurs de 0.3-0.4g

On part comme d'habitude de bloc de mousse polyuréthane que je perce et dans lequel je colle une quille de corde a piano.

 

La difficulté de ce type de flotteur réside dans la différence entre le diamètre maximum du corps du flotteur , ici ~10 mm et la quille en 0.4mm, lors de l'usinage le couple de coupe est très important et il est fréquent que le corps se désolidarise de la quille, il faut alors recoller la quille à la colle rapide et continuer l'usinage.Il faut être très méticuleux et usiner très précautionneusement pour éviter cela.

Voila une petite vidéo de cette phase:




Ces flotteurs sont extrêmement sensibles avec une forme de poire très fine sur le haut qui va se terminer avec l'antenne. Une autre difficulté va être de placer l’œillet, le plus haut possible, avec un volume de matière très faible.

 


Voila le résultat d'une heure d'usinage, je n'ai pas beaucoup de chance cette fois ci, il y a beaucoup de bulles dans ce tronçon de mousse.
Je recouvre donc de deux couches de bouche-pore pour solidifier et combler les bulles.
 


La seconde partie délicate consiste à poser l’œillet, je me suis confectionné un petit ustensile en corde a piano qui me permet le percer un trou dans la partie la plus fine du flotteur,le long du support de l'antenne, j'utilise également un œillet avec une longue tige, presque 10mm ce qui permet d'ancrer fermement l’œillet dans le corps du flotteur pour éviter qu'il ne s'arrache.
 


Je m'arrange pour que la tête affleure la partie supérieure du corps du flotteur, je peux alors coller l'antenne creuse sur la corde à piano qui dépasse (5mm)

Ça donne  quelque chose d'assez propre, l’œillet ne peut pas être mieux placé.









La suite est classique, une couche d'encre noire, puis deux couches de vernis époxy. 

Ces flotteurs sont très sensibles, mais restent assez fragiles, la longue quille en corde  à piano doit être manipulée avec précaution lors du changement de fond , elle se tord très facilement. Je vais surement tenter un modèle a fil intérieur sous peu pour essayer de limiter ce problème.



 



















mardi 8 mars 2016

Mes flotteurs à fil intérieur, à passant latéral ont pas mal de succès. Comme mes boites ont été pas mal vidées ce week-end  ;-) , je refais une petite série. Ces flotteurs sont très efficaces dans les endroits avec pas mal de fond, ils permettent de garder le fil en bon état lorsqu'on change de fond puisque celui ci passe à travers le corps du flotteur dans une gaine en téflon. J'ai mis pas mal de temps à trouver cette gaine puis finalement j'ai trouvé mon bonheur sur eb... , une gaine rouge de 1mm de diamètre extérieur. 

Méthode classique maintenant, de la mousse polyuréthane et un double perçage pour la quille/antenne et le passant, l'antenne fait 1mm le même diamètre que la gaine téflon.

Lorsque tout est bien collé a l’époxy , on passe à l'usinage avec mon petit tour à flotteur. Vous verrez sur cette vidéo l'intérêt d'usiner l'axe de la perceuse.Je prends l'antenne dans le mandrin et celle ci fait plus de 40mm de long , ce serait impossible sans cette astuce.



 Cette fois ci, les flotteurs sont assez gros et j'utilise un aspirateur pour éviter les poussières. 

Je ne procède pas à une préparation des cube de mousse comme avec les petits flotteurs de l'article précédent, ici le diamètre de l'antenne est assez gros et le collage est très résistant. Il n'y a aucune chance de voir le corps se désolidariser du flotteur comme ça arrive quelque fois avec des antennes très fines. 

Vous verrez en fin de vidéo que la mousse polyuréthane réserve parfois des surprises. Ce matériau n'est pas complètement homogène et contient souvent des bulles d'air et celles ci apparaissent parfois sur le corps du flotteur, une fois celui ci fini. Bon, ce n'est pas très grave si leur taille reste raisonnable.

  

Voila les "apéricubes" se transforment en flotteurs type "Jean-F...." à quille carbone et à fil intérieur.

Les voila terminés:






jeudi 3 mars 2016

Comme promis, je vais vous présenter mon petit tour "maison", pour l'instant c'est une ébauche mais il me permet de dégrossir la plupart de mes flotteurs. Comme d'habitude c'est un bricolage économique, même si certaines pièces ici viennent de loin, explication par la suite.

Voila la bête:





La structure est en bois de récup, contreplaqué et tasseaux. 









Le moteur est une drem... un peu modifiée; le problème de ces perceuses est que le mandrin n'est généralement pas assez profond pour contenir une antenne de flotteur complète (> 40mm).


La solution : il y a quelques modèles de mini perceuses qui ont un axe en métal tendre, je commence donc par usiner un trou à l'intérieur de l'axe de la perceuse. C' est assez facile il suffit de tenir fermement un petit foret solide et de faire tourner la perceuse, sans mandrin, le foret fixe va usiner le fond de l'axe de la perceuse.


 


La poupée est constituée d'un mandrin drem... vissé sur un tube en aluminium, j'ai acheté une filière qui va bien, c'est un investissement rentable. Le tube en alu est maintenu par deux brides achetée sur eb..., moins de 3€. Le tout est monté sur deux coulisses de tiroir pour pouvoir manipuler rapidement la poupée mobile.






 



Voila tous les éléments, le plus dur maintenant est d'aligner toutes les composantes pour pouvoir tourner sans problème. Ici j'ai usiné un trou dans un tasseau pour bloquer la tête de la drem.., puis une échancrure sur un autre tasseau pour bloquer la perceuse en place. La partie poupée mobile est ajustée avec des rondelles pour aligner l'axe de la perceuse avec le tube alu. Le résultat est loin d'être un tour de précision, mais bien suffisant pour réaliser des flotteurs.

La phase suivante sera sûrement un nouveau modèle avec asservissement des deux axes pour réaliser une CNC...

Je viens de faire une petite vidéo mettant en œuvre ce tour, ce sont des petits flotteurs en Rohacell, antenne plastique 0.6 et quille métal 0.4mm. D'habitude je rajoute un aspirateur pour éviter la poussière, mais pour bien voir, je l'ai enlevé

Deux phases d'usinage à partir du bloc initial, d'abord avec une lame de cutter puis finition au papier de verre


 

Bon visionnage